Le coefficient d’énergie primaire évolue : quel impact sur le logement étudiant ?
Le DPE poursuit son évolution dans le cadre de sa fiabilisation voulue par la ministre en charge du Logement. Après l’intégration d’un premier QR code, dès le 1er septembre, permettant de vérifier la validité du document, un second sera inséré lui aussi sur le DPE pour permettre de vérifier la certification du diagnostiqueur. Mais la réforme ne se limite pas à l’aspect administratif : elle touche également au cœur de la méthode de calcul, connue sous le nom de méthode 3CL (Calcul de la Consommation Conventionnelle des Logements). Dans la méthode 3CL, la consommation d’un logement est exprimée en énergie primaire, c’est-à-dire l’énergie nécessaire avant toute transformation ou transport. Pour passer de la consommation réelle en électricité à une consommation en énergie primaire, on applique un coefficient de conversion. C’est ce coefficient qui est révisé, ce qui devrait avoir pour conséquence la dépénalisation de certains logements chauffés électriquement. Les logements étudiants, souvent de petite superficie et souvent mal notés au DPE, pourraient ainsi gagner une ou plusieurs classes énergétiques. Selon les estimations, dans 13 grandes villes étudiantes, plus d’un tiers des logements devrait bénéficier d’une amélioration de leur étiquette énergétique. Paris est particulièrement concernée, un contexte où chaque mètre carré compte et où les étudiants rencontrent déjà de grandes difficultés à se loger.
